News
5/14/2014  
Carnet de voyage: à la ville sainte de Machhad

 
Carnet de voyage: à la ville sainte de Machhad

 La ville sainte de Machhad est une destination qui ne connaît pas de répit ou de vacances, et tout au long de l’année, elle accueille des voyageurs. Ce nom est tellement familier aux voyageurs qu’il n’est même pas nécessaire de présenter cette ville, cependant, Machhad et ses alentours ont des attraits qui restent, encore, inconnus des visiteurs. Cette ville est la deuxième plus grande métropole de l’Iran et se glorifie toujours d’abriter, en son sein, le saint mausolée de l’Imam Reza, (béni soit-il), huitième Imam des Chiites. Assurément, le premier lieu qui attire tout touriste ou visiteur est ce mausolée, et pourtant, on ne peut pas ne pas visiter d’autres lieux de pèlerinage, sites, musées ou centres d’achats.
Quand on parle de Machhad et du sanctuaire de l’Imam Reza, (béni soit-il), à première vue, on entend, par-là, faire le pèlerinage du lieu et se rendre dans la cour principale. Ce qui retient, d’abord, le regard, c’est le zarih (le grillage décoré entourant le sépulcre) installé et rénové, après ceux datant des époques safavide, afshâr, qâdjâr et pahlavi. La construction de ce zarih, dessiné par le maître Farshtchian, et fabriqué par le maitre Khodadad-Zadeh, a duré près de 7 ans et a été installé, en 2000.
Nâsseroddin Shâh, ordonna qu’on couvre de tuiles d’or les plafonds et les murs de l’entrée principale, les enluminures furent ajoutées par les Afshâr et, aujourd’hui, des tuiles de céramiques, avec un fond jaune, décorent le sanctuaire. C’est la tablette de la Sourate Djôma calligraphiées par Reza Abassi, de l’époque safavide. Les calligraphies de ce grand artiste sont visibles, aussi, sur une tablette circulaire entourant la coupole dorée.
Autre joyau architectural : l’iwan (grande cour) "atigh" ou timouride, dont la construction fut ordonnée par Soltân Hossein Bâysonghor. Le nom de ce dernier est cité dans la tablette d’introduction suspendue au-dessus de l’iwân principal du mausolée, l’iwân d’Or ou iwân d’Amir Alishir, qui fut construit par Amir Alishir Navâi, vizir du dernier Timouride, entre les années 1470 et 1480. Cet iwân fut agrandi, sous le règne de Shâh Abbâs, et plaqué d’or, durant le règne de Nâder Shâh Afshâr.
La construction du minaret de l’aile Nord de la cour Atigh, la nouvelle dorure de l’iwân d’Amir Alishir, la dorure du minaret de l’iwân Nord et sa décoration calligraphique, ainsi que la construction du Saghâkhâneh (réservoirs d’eau) furent, parmi d’autres travaux, effectuées, sous le règne de Nâder Shâh.
L’iwan occidental est baptisée iwan de l’horloge, sous laquelle on voit une tablette calligraphiée en style thulth, par Reza Abbassi. La première horloge moderne fut accrochée en haut d’un minaret dressé à cet effet, sous Nasserdine-Shah. Cette horloge fabriquée, à Manchester, en Grande-Bretagne, fut offerte au sanctuaire par Aminol-Molk, chancelier de ce roi qâdjâr. Sur la table de l’iwan doré, on voit une ballade composée, par Shârkhôsh, et calligraphiée en style nastaliq.
En haut de l’iwan de l’Est, on voit Naqareh-Khaneh (tour de timbaliers). Tout au long de l’année, à l’exception des deux mois de Moharram et Safâr et des périodes de deuil, les timbaliers jouent de la timbale, au crépuscule.
Après avoir bu un peu d’eau au réservoir d’eau, à la cour Nâderi, il est temps de visiter la cour Azadi, à l’Est du sanctuaire. A l’Est, la cour de la République islamique, ouverte, en 1368 de l’hégire solaire. Cette enceinte a deux minarets et un iwan dorés, et une fenêtre, pour voir le zerih et un saqqa-Khanezh; cette cour ressemble beaucoup à celle d’Atigh ou de la Révolution.
Une autre enceinte est la cour méridionale, qui se distingue, avec ses 6 minarets, et parmi ces minarets, ceux dirigés vers la qibla sont plus hauts que les autres.
Durant le règne de Shâhrokh Mirzâ, fils de Tamerlan, la mosquée Goharshâd fut construite par son épouse, Goharshâd Aghâ, en tant que première Grande Mosquée de la ville. Cette mosquée est située au Sud de l’enceinte du mausolée et fut bâtie par le grand architecte de l’époque, Ghavâmeddin Shirâzi. Elle possède toutes les particularités de l’architecture traditionnelle iranienne.
L’un des endroits à voir, dans ce sanctuaire, est le musée d’Astan-e-Ghods, situé dans ce même complexe. Ce musée détient de nombreux trésors, comme des anciens Corans, des manuscrits, des tapis, des cadeaux offerts par le Guide suprême de la Révolution islamique, des pièces de monnaies et des liasses, des montres et des instruments d’astronomie. N’oubliez surtout pas que le musée du Tapis et du noble Coran ne sont ouverts que jusqu’à midi, mais le musée central est ouvert, aussi, les après-midi.
Pour les chercheurs, il faut dire qu’il y a la bibliothèque et la librairie Astan-e-Ghods. Le tombeau de Nader Shâh et le musée de Nader, pas loin du sanctuaire, sont d’autres attraits touristiques de la ville, pour les passionnés d’histoire. La grande statue équestre de bronze de Nader Shâh est fabriquée par le grand artiste, le maître Abol-Hassan Seddiqi. -En outre, le tombeau du colonel Mohammad-Taqi Khan Pessian a ouvert devant le chercheur une autre page d’Histoire.
http://french.irib.ir/  
Nombre de visiteurs du site:1321
 
Soyez le premier à commenter

نظر شما
نام
پست الكترونيک
وب سایت
نظر
...