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2/16/2014  
Histoire et activités de lAstan Qods-e Razavi du commencement jusquà aujourd’hui

 
Histoire et activités de lAstan Qods-e Razavi du commencement jusquà aujourd’hui

L'Astan Qods-e Razavi au fil du temps
Ce rapport vise à éclairer une étude subtile et les points délicats concernant l'Astan Qods-e Razavi
L'Astan Qods-e Razavi, dont l'existence est due à la présence du mausolée pur de l'Imam Réza (as) à Machhad, aux efforts faits pour la propagation de la culture et des enseignements Razavi et à la sauvegarde des biens en waqfs de son Eminence, a toujours gardé son indépendance dans différentes époques.
Bien que des informations détaillées au sujet de la gestion des activités de cet Astan dans la période précédant l'ère des Safavides ne sont pas disponibles, des preuves historiques qui ont suivi l'époque montrent bien que dès cette date, l'Astan Qods a commencé son chemin vers l'épanouissement, la prospérité, accompagnés bien sûr de hauts et de bas. Cela dit, après la révolution islamique de 1979, on est témoin de grands changements dans la structure du Sanctuaire et des activités de cet immense complexe dans différents domaines.
Machhad, une ville paradisiaque, nid des amoureux de l'Imam Réza (as)
En raison de l'existence du sanctuaire de l'Imam Réza (as), Machhad est une ville à laquelle se sont intéressés, depuis longtemps, les chiites du monde entier. Cet attachement éprouvé a poussé certains chiites, à offrir en waqfs, des livres inestimables et des parcelles de terre au fil des siècles. Le nombre de biens offerts en waqfs et leurs utilisations étant restreintes, cela a exigé qu'un fonctionnaire (Naqib) prenne en charge leur gestion.
Plus tard, le Naqib a fait place au gérant. Les capacités financières grandissant et le nombre des employés se multipliant, cela a fait naître un système administratif bien réglé sous le nom d'Astan Qods-e Razavi et ses dépendances dans le pays.
Un organisme indépendant
L'Astan Qods-e Razavi, un organisme qui, en fonction de sa grave mission de gérer les affaires du Sanctuaire et de ses biens en waqfs, a gardé pendant toute l'histoire son indépendance. L’Etat ne s’est pas ingéré dans ses affaires. Les affaires administratives, l'ordre et les services se font par les fonctionnaires, et les gérants sont uniquement tenus responsables devant le guide et la direction du pays. Aucune des autorités gouvernementales et des dignitaires de haut rang ne se permettent de s’en mêler. Après la Révolution islamique, cette tradition, par la sage direction de l'imam Khomeiny et de son successeur le guide suprême, s’est perpétuée et l'Astan Qods-e Razavi a pu maintenir son indépendance.
La situation de l’Astan Qods-e Razavi du commencement jusqu'au neuvième siècle
Le saint Sanctuaire de l'Imam Réza (as), dès les premiers jours, a eu des serviteurs, des régisseurs et des responsables. À la fin du troisième siècle, un groupe de personnes, vivant à proximité de son tombeau, compte parmi les premiers serviteurs et fonctionnaires de l'enceinte bénie. Toutefois, d'après des documents historiques, le premier régisseur s'est appelé Hossein ibn Ali ibn Saed Barbari, dont le père était narrateur des paroles de l'Imam Réza (as).
Il convient de préciser que les régisseurs du Sanctuaire Razavi étaient sélectionnés parmi les Alawites et les Naqibes de la région de Tus.
Avant l'ère des Safavides, que se passa-t-il à l’Astan Qods-e Razavi ?
L'organisme de l'Astan Qods-e Razavi et ses administrations ont subi au cours de différentes périodes, des changements et des évolutions et ont traversé des hauts et des bas; ils ont vécu des us et coutumes variés au cours de l'histoire et les goûts des curateurs y ont exercé leur pouvoir ; des gouverneurs et des agents ont mis en pratique leurs points de vue afin de le gérer de la meilleure façon.
A propos de l'organisation et de la façon de gérer les activités de l’Astan Qods-e Razavi avant l'ère des Safavides où le Seuil de l'Imam Réza (as) n'avait pas assez de revenus, des informations claires et précises ne sont pas disponibles.
Établir une organisation formelle de l’Astan Qods-e Razavi
A l'ère des Safavides où la stabilité régnait dans le pays et que l'Astan se trouvait riche au niveau financier et des biens offerts en waqfs, il y avait une organisation qui arrangeait les activités des serviteurs, des gardiens, des conseillers, des comptables de l'Etat, des superviseurs et des agents.
En raison des considérations accordées au sujet des waqfs et à la sécurité au Khorasan, des organismes officiels et administratifs de l'Astan Qods-e Razavi se sont établis.
Pendant cette période, le personnel se multipliant progressivement et les capacités financières augmentant, une organisation régulière administrative naquit dans le pays pour gérer le Sanctuaire et les branches de l'Astan Qods-e Razavi obéissant à un certain ordre.
A partir de l'ère de Shah Tahmasp (907- 962), le premier curateur fut élu par ce dernier. Grâce à ce choix, le contrôle et la suprématie du Shah sur l'Astan Qods-e Razavi et ses activités se sont légalisés pour continuer jusqu’à la période des Pahlavi.
Le système administratif de l'Astan à l'ère des Safavides se divisait en deux parties : la première était la direction du saint Sanctuaire et l'autre faisait partie des branches concernant la gestion des lieux saints comprenant les terrains, fermes et vergers appartenant à l’Astan Qods-e Razavi à Machhad et différents lieux.
Démarches réalisées par l'Astan Qods-e Razavi à l'ère des Safavides
Les Safavides ont laissé des résultats remarquables dans le développement et la formation de l'Astan Qods-e Razavi, y compris le fait de recouvrir d’or le dôme par Soltan Mohammad Khodabandeh, la réparation et le dorage des minarets de l'époque des Ghaznavides qui furent achevés au règne du gouvernement de Shah Tahmasp Ier (règne : 930-984 AH / 1523-1576 AD) et la dernière forteresse de la ville fut construite à cette époque.
En l'an 1009 de l'hégire lunaire, Shah Abbas Safavide se rendit à pied de la capitale de cette époque qui était Ispahan, à Machhad. Il y resta un certain temps ; ensuite, il ordonna que le dôme du Sanctuaire fût recouvert à nouveau de plaques de cuivre doré ; ce travail fut accompli par Kamaloddin Mahmoud Yazdi. D'après ce que l'on voit sur l'inscription du dôme, ce travail a commencé en 1010 de l'Hégire lunaire et fut achevé en 1116.
L'écriture de l'épigraphe du dôme est l'œuvre du calligraphe iranien Ali Réza Abbassi et les lettres sont des lettres d'or sur un fonds de turquoise écrites en Sols.
Alireza Abbassi rédigea également un exemplaire du Coran et des morceaux de poésie. Le Coran qu'il a écrit est conservé à la bibliothèque du saint Sanctuaire Razavi.
Sur ordre de Shah Abbas, ont été réalisées d'autres mesures et expansions dans le domaine du Sanctuaire, y compris l'agrandissement de la cour Atigh, la construction de la véranda Nord et des chambres, des stands, des dessus-de-porte, des balcons est et ouest, la création du portique Tohid khaneh (maison de l'unicité divine) ainsi que le dôme d'Allah vardikhan.
Origine du titre '' machhadi"
La haute considération de Shah Abbas envers le Seuil de l'Imam Réza fit qu'il donna l'ordre que chacun pourrait ajouter le titre machhadi comme hadji ou karbalaï à son nom; et dès lors, ce titre se répandit.
Il offrit à l'Astan Qods quelques Corans manuscrits relatifs aux Imams purs (as) et vendit selon une fatwa des oulémas une grosse perle que les Ouzbeks avaient volée à l'Astan Qods ; avec le prix obtenu, il acheta beaucoup de propriétés et les offrit en waqfs.
Pendant son séjour à Machhad, Shah Abbas établit une échelle sur la base des revenus des personnes qui souhaitaient être enterrées près du Sanctuaire de l'Imam Réza (as) et les frais variaient selon qu'elles seraient enterrées près ou loin de la tombe de l'Imam. Les membres de la dynastie safavide en étaient exempts. Cet argent fut utilisé pour reconstruire le bâtiment du sanctuaire et pour les coûts d'éclairage. Il aménagea aussi une fontaine dans la cour la plus proche de la tombe de l'Imam Réza (as), qui demeure encore.
Shah Abbas II fit réparer la cour Atigh et la fit recouvrir de carreaux en céramique et Shah Soleyman fit réparer le dôme du saint Sanctuaire lézardé par le tremblement de terre de 1084 de l'Hégire lunaire (1673 AD), comme le précise l'épigraphe intégrée, et fit construire plusieurs écoles.
Deux grands édifices appartenant à l'Astan Qods, le portique de Allah vardikhan et le portique de Hatam Khani, se placent dans la catégorie des constructions de Allah vardikhan et de Hatambeyk Ardobari, qui furent de grands émirs du gouvernement safavide ; le porche qui est situé sur le côté ouest de " Daralzyafh " appartient aux constructions de Allah vardikhan.
Un rappel sur Cheikh Bahaï
Il est nécessaire de faire un retour sur le savant pieux chiite de l'ère des safavides, c'est-à-dire Cheikh Bahaï dont les actions inestimables au saint Sanctuaire sont connues de tous. C'est lui qui, personnellement, se chargea de la réparation et de la reconstruction du saint Sanctuaire. Actuellement, plus de 94 livres manuscrits sont gardés à la collection des manuscrits de la bibliothèque centrale de l'Astan Qods-e Razavi sur différents sujets: hadiths, commentaires, principes de jurisconsulte, invocations (dou'a), sagesse, mathématiques, et poésies, écrits par Cheikh Bahaï (savant de l'époque des Safavides); on peut faire allusion par exemple à " Arbaïn Hadith", "Tarjomé Qotbé Shahi", « Tachriholaflak'', "Kholasatolhessab" et " un recueil de poésie".
En outre, plus de 1100 œuvres manuscrites uniques appartenant à ce savant pieux sont conservées à la collection des manuscrits de l'Astan Qods-e Razavi y compris des livres comme : " Analyse des cieux'', " Explication des Écritures", '' « Traduction de Meftaholfalah", "Jame Abbassi," etc.
L’Astan Qods-e Razavi à l'ère de la dynastie des Afsharides
Mais la chute des Safavides et la conquête du territoire iranien par les Afghans perturbèrent la situation des biens habous dans cette contrée, et Machhad, régulièrement, fut conquise. Lorsque Nader accéda au pouvoir, la situation des biens en waqfs, du fait de la confiscation des propriétés, était critique.
Bien que lui-même s'intéressa au saint Sanctuaire de l'Imam Réza (as), et construisit des bâtiments tels que des minarets, fit des réparations et offrit des biens en waqfs, les documents qui sont restés de son gouvernement témoignent d'une perturbation dans les affaires de l'Astan ce qui signifie que l'ensemble de l'administration de l'Astan Qods-e Razavi n’a pas suivi le même ordre qu’à l'époque des Safavides. Des curateurs furent choisis, à l'instar de l'ère des Safavides, parmi des oulémas et sadates (descendants du Prophète) et ils intervenaient au nom du roi dans les affaires de l'Etat; bien que leur influence ne fut pas aussi grande qu'à l'époque des Safavides.
Les faits saillants de cette période furent la préparation des rouleaux d'Ali Shahi, par Ali Shah, neveu de Nader, réalisée avec l'aide de savants et de hauts fonctionnaires de l'Astan Qods-e Razavi, qui ressortit des biens habous de la confusion de l'ère de Nader et les remis dans l'ordre régnant à la période safavide.
Les autres documents indiquent l'ordre, l'arrangement strict des sentinelles, l'allocation des salaires, l'ordonnance des affaires de waqfs après la préparation du rouleau.
Réalisations de l'Astan Qods-e Razavi à l'ère des Afsharides
A cette époque, comme le précisent les poèmes persans anciens, ainsi que des inscriptions dans l'ancienne cour Atigh et d'après les précisions de Mohammad Kazem Marvi, ministre de Marv, Nader fit dorer le minaret de l'ère Ghaznades et le porche de Amir Alishir, ayant érigé un autre minaret dans la même cour et offert des objets en or et en perles à l'Astan Qods.
Le bâtiment de l'angle nord de la cour Atigh fut construit. Le porche de Amir Alishir et l'édifice du porche nord furent enluminés; on apporta l'auge en pierre en marbre de Harat sur son ordre, et Ismaël Khan fit bâtir un plafond doré sur des piliers en marbre au-dessus de l'auge, l'embellissant avec des carreaux en or; elle prit le nom de Saqakhané Islamel Talaï (Fontaine publique d'Ismaël doré). On détourna un ruisseau vers le bassin pour qu'il fût toujours plein d'eau. L'autre fait remarquable de cette ère, fut la construction du second zarih' en l'an 1160 sur ordre de Shah Rokh, neveu de Nader qui fut offert en waqf au mausolée pur.
L'Astan Qods-e Razavi pendant la période Qadjare
Pendant la période des Qadjars, à commencer par la dynastie de Agha Mohammad Khan jusqu'à la fin de la dynastie de Fath Ali Shah, vu les problèmes du gouvernement, il n’y eut pas de nouvelles réformes.
Jusqu'au milieu de cette ère, à la fin de chaque année, une liste exhaustive des dépenses annuelles (reçues et payées par les receveurs) fut arrangée par les fonctionnaires des finances et les membres concernés et dans laquelle furent mentionnés les noms, les détails des prix et des marchandises, et elle fut ratifiée par la signature et le sceau du curateur de l'époque. C'est au milieu du règne de Nâssereddin Shah que l'administration de l'Astan Qods-e Razavi se détériora.
Réalisations de l'Astan Qods-e Razavi pendant la période des Qadjars
L'Astan Qods entreprit des mesures relatives telles que la reprise et la revivification des terres qui étaient, pendant les premières années du gouvernement des Afsharides et les premières années du règne des Qadjars, dans les mains d’individus; un contrôle minutieux fut exercé sur l'accomplissement des besognes, les travaux de carrelage en céramique de la cour Nov' (nouvelle), la mise en marche de la fontaine publique, le recrutement des serviteurs, les activités des serviteurs et balayeurs, les gardiens et les responsables des consignes à chaussures, la construction de l'école Alavi dans la cour Qods pour l'éducation des orphelins, l'acte de donation en waqf des propriétés et des biens immobiliers de Tabriz aux applications utiles dans l'Astan, le recouvrement du sol de la cour Nov et de la cour Atigh, la réparation du bazar Abbaskholi Khan, faire couler l'eau de Sanabad, le carrelage de la haute et de la basse avenue de Machhad, la réparation du milieu de la rue avec des briques cuites, la construction d'un bazar du côté nord de l'avenue Olya dont les revenus seront destinés à la préparation des bougies et des lanternes pour la cour Nov; la construction d'un caravansérail pour les bijoutiers et les tailleurs de turquoise; la consécration du bazar Aghtché aux tailleurs de pierre; la construction de Darotovlieh au-dessus de la fontaine de la cour Atigh; l'offre en waqf des domaines connus comme le bazar des fabricants de chaussures au groupe de graveurs et au bazar du ministre de l’intérieur, la construction d'un caravansérail à l'est de la cour Qods; l'éclairage des cours et l'aide apporté aux pèlerins en l'an 1271 H.L. ; la restauration de la cour Nov, la réparation du couloir et de la fontaine publique; argenter les minarets de la grande mosquée , la saisie du jardin de Salar et d'Asefodoleh contre la compensation des pertes causées par le soulèvement de Salar, l'embellissement et le carrelage de la mosquée Balasar; la réparation des qhanats en ruine, la restauration de la coupole de Rabi ibn Khassim; la réparation de l'école Fazel Khan, la dorure du porche est de la nouvelle cour attachée à Darasa'adeh, l'offre en waqf de la ferme de Hosseinabad Gonabad pour les besoins exclusifs, le lavage des tapis dans la ferme Toroq ; la construction d'un bain pour les femmes à côté d'un bain pour les hommes; la dorure de l'enceinte et du porche est de la cour nouvelle attachée à Daralsa'adat, l'offre en waqf d'un qhanat de Hossein - Abad pour le deuil de l'Imam Réza (as) et les cinq de Al-Aba; l'offre de cadeaux aux pauvres le jour de l'Eid Ghadir en l'an 1274 de l'Hégire lunaire. La contribution des fonds de donations pieuses pour les oulémas et érudits; la détermination des honoraires pour les artisans afin de les intégrer au travail; l'envoi des portiers pour accueillir les pèlerins, l'attention accordée à l'auberge, à son développement et à la cuisson des repas selon les testaments des donateurs des biens habous; le changement de l'emplacement de Daralshafa', le faire installer à l'avenue de Olya et la construction du caravansérail Naseryeh à sa place; et de recouvrir les magasins
Au temps du règne de Mosafaradin Shah, l'on trouve dans le dossier des réalisations de l'époque, l'installation de la première pendule et la création de l'usine électrique.
L’Astan Qods-e Razavi à l'époque des Pahlavi
A l'époque de Réza Khan, l'ancienne organisation de l'Astan se désintégra. Un nouveau cadre d'organisation se mit en place ainsi que de nouvelles comptabilités de l'administration d'après des lois et méthodes naissantes.
Pendant cette période comme pendant celle des Qadjars, le curateur était élu sur ordre direct du Shah, sélectionné par les dignitaires gouvernementaux; le curateur désignait comme auparavant un adjoint pour mener à bien les affaires de l'Astan.
Réalisations de l'Astan Qods-e Razavi à l'ère des Pahlavi
L'Astan Qods-e Razavi porte dans son dossier les réalisations telles que:'' la modification du statut de l'Astan Qods et la rédaction d'un nouveau règlement; le creusement du qhanat Gonabad pour fournir l'eau potable à Machhad; la construction de l'hôpital Imam Réza (as) ; l'édification de la bibliothèque, du musée, du mausolée de Sheikh Bahaї; la miroiterie du portique Darohefaz; la formation de la coopérative des fonctionnaires; la construction de la rue haute et basse (Basté bala Khiaban et paeen khiaban); l'établissement du bureau central du musée du sanctuaire; la décoration des murs du sanctuaire en mosaïque; l'éclairage indirect du saint Sanctuaire; l'établissement d’une école fondée sur les revenus des biens offerts en waqfs, la décoration du portail est de la nouvelle cour; la construction de l'université de théologie à l'endroit de l'école Mirza Jafar ; le tracement des avenues et la plantation de fleurs autour de la piscine Kouhsangi; la formation de l'entreprise agricole Réza et la location des propriétés de l'Astan Qods; la vente d'or de l'Astan Qods et l'achat des biens de Dargaz pour l'Astan Qods, la construction de la bibliothèque, du musée ; le changement des sentinelles de l'Astan Qods pour le modifier en six sentinelles; l'achat du jardin BaghBaghou, le jardin et la résidence du gouverneur pour l'Astan, le recouvrement du ruisseau de la rue Olya ( rue Haute ) en béton armé, le creusement d'un puits pour les ablutions des pèlerins en 1330 de l'hégire solaire dans la cour du musée; la construction du bâtiment Daraltovliehe et l’édification du mur du jardin de Malekabad et d’Ahmadabad, le déplacement de l’horloge de la cour Atigh à la cour Nov ; le carrelage en céramique du dôme de Hatam Khani; l'offre d'un million de mètres carrés de terrain de l'Astan à l'université; la miroiterie du nouveau portique au nord de Dar Alsiadat; la réparation de l'épigraphe d'Azedolmolk; le plafond de l'école Alinaquimirza qui s'appellera désormais Darozzekre; le lancement d'une commission exclusive comprenant des personnes initiées aux affaires de l'Astan et la remise d’une liste complète des domaines anciens et futurs; la démolition des alentours du sanctuaire, l'extension des activités économiques dans l'Astan Qods et l'accomplissement de vastes travaux de reconstruction dans les cours; la construction du bâtiment de la nouvelle auberge, des bâtiments élevés de Abkouh ainsi que l'établissement du Pain de Qods-e Razavi.
Cependant, à cette époque, l'on voit des manipulations et des prises de possessions illégales dans les biens habous et les richesses de l'Astan; les usurpations faites sur les biens de l'Astan visaient à financer les banquets et les plaisirs de la cour des Pahlavi.
Un autre coup violent que la dynastie Pahlavi fit porter aux biens en waqfs, ce fut la mise en place d'un projet nommé " Réformes agraires". Il s'agissait en fait de redistribuer les terres déjà offertes en waqfs sans se soucier des préceptes islamiques et de jurisconsulte; ils cédaient donc en petites parcelles tous les biens de l'Astan Qods-e Razavi et de l'Organisation des Biens en waqfs du pays, dans le but de ruiner la production agricole et de rendre le pays plus dépendant. Et tout cela malgré cette vérité que conformément à la dynamique jurisprudence islamique, un bien en waqf n'est pas censé être offert, vendu ou transmis; on ne peut le léguer à un héritier ni donner en gage; on peut seulement le louer.
Organisations de l'Astan Qods-e Razavi au temps de la République islamique
Grâce à la victoire de la Révolution islamique et la direction d'un juriste spécialiste de l'islam, des efforts des experts vertueux dévoués et fidèles de l'Astan Qods-e Razavi, l’Astan Qods-e Razavi a atteint la plus brillante étape de son histoire ; ayant subi de profondes modifications dans tous les domaines des structures, de la publicité, de la culture, de l'éducation, de la construction et de l'économie, les répercussions sont apparues non seulement à Machhad, mais également sur la scène internationale.
Peu de temps après la révolution islamique, l'imam Khomeiny, par un ordre historique, a nommé l'ayatollah Vaez Tabassi curateur de l'Astan Qods-e Razavi, une nomination qui a déclenché le début des évolutions surprenantes et sans égales dans cette organisation.
Le texte du décret de l'imam Khomeiny est le suivant:
Au nom de Dieu
Eminence, Hodjatoleslam Abbas Vaez Tabassi, compte tenu de l'histoire de l'administration du sanctuaire de Hazrat Samnalaymh, Imam Réza (as) et de la confiance que j'ai en vous, êtes nommé curateur de l'Astan sacré afin que vous protégiez, assidûment et minutieusement ses biens : la bibliothèque, le trésor, les contenus du mausolée sacré, les donations offerts en waqfs, et les autres biens de l'Astan; que vous contriez le gaspillage et la perte des biens; des serviteurs honorables collaborerons avec vous dans cette tâche et ce qui est nécessaire de noter c'est qu'aucune des institutions de la République islamique comme le ministère du Jihad de la reconstruction ou le ministère de l'Orientation islamique ainsi que des individus n'auront pas le droit d'intervenir dans les biens habous de l’Astan ni les autres biens. Je prie Dieu qu’Il vous couronne de succès dans l'accomplissement des tâches divines.
Valslam Alaykoum va rahmatollh va barakatoh
18 Jamadi Oula 1400 soit 15 Farvardin 1359
Rouhollah Moussavi Al Khomeiny
Il convient de préciser qu'après la disparition de l'imam Khomeiny, cet ordre n'a cessé d'être prolongé et confirmé par le guide suprême.
Tableau officiel de l'Astan Qods Razavi
Après la révolution islamique, une transformation radicale dans l'organisation de l'Astan Qods-e Razavi se produisit et un nouvel organigramme de l'organisation se dessina. Toutefois, dans les années suivantes, quelques modifications y furent apportées. Actuellement, à la suite des derniers changements dans l'organigramme, l'Astan Qods-e Razavi, en tant que la partie la plus importante des organisations administratives, est formé de six sous-présidences: sous-présidence des lieux saints et des pèlerins, sous-présidence des propriétés et des terres offertes en waqfs, sous-présidence des affaires juridiques des biens en waqfs, sous-présidence de la propagande et des relations islamiques, sous-présidence du développement de gestion, du soutien, sous-présidence technique et de la construction des biens en waqfs ainsi que l'Organisation pour la construction et celle de l'Economie Razavi et plusieurs bureaux affiliés sont régis directement sous la garde du saint curateur par intérim et au nom du curateur de l'Astan Qods-e Razavi. Il est à noter que la plus haute autorité dans l'organisation de l'Astan Qods-e Razavi est le grand curateur, c'est-à-dire l'Ayatollah Vaez Tabassi .

Bibliographie:
1. Abolfazl Hassan Abadi, Histoire des Organisations administratives de l'Astane Qods-e Razavi à l'ère des savavides, Revue Mahtab Mah, N. 70-71, p. 35; cité par le Statut original de L'Astan Qods, Zahra Gholamhossein Pour
2. Azizollah Atari Qoutchani, Histoire de l'Astan Qods-e Razavi, V. 2, Téhéran, Ministère de la Culture et de l'Orientation islamique, Organisation de la Publication et des Editions Atar ; 1371, P. 692
3. Ibid.
4. Azizolloh Atari Qoutchani, PP. 694 et 695
5. Ali Mo’tamen, Guide ou Description de la Dévotion au Vélayat, Machhad, Astan Qods-e Razavi (1348), PP. 254 et 255
6. Hassan Abadi, 1385
7. Abolfazl Hassanabadi; Histoire des Organisations administratives de l'Astan Qods-e Razavi à l'ère des safavides, Revue Mahtab Mah, p. 35
8. Cet exemplaire fut publié grâce au Centre des Créations artistiques de l'Astan Qods-e Razavi.
9. Encyclopédie des Chiites; V.1, P.58, Centre des Documents de la Révolution islamique
10. Article sur la manière selon laquelle œuvres artistiques ont été offertes et la reconstruction du saint Sanctuaire Razavi à l'ère de Shah Abas premier, Centre d'information de l'Astan Qods-e Razavi
11. Mémorial du grand savant Majlessi, Revue spéciale Ressalat, cité par Mohamad Bagher Abtahi
 
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